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Rapport du 41ème Congrès Mondial de Médecine Militaire

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41ème Congrès Mondial de
Médecine Militaire du CIMM

Bali (Indonesie)
17-22 mai 2015

Rapport

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RAPPORT DU 41ème CONGRES MONDIAL DE MEDECINE MILITAIRE DU CIMM

Le 41ème Congrès mondial de médecine militaire du CIMM a été organisé au "Bali Nusa Dua Convention Centre" à Bali en Indonésie, du 18 au 22 mai 2015, par le Ministère indonésien de la Défense en collaboration avec le Ministère indonésien des Affaires étrangères, le Chef du Service de Santé des Forces de défense indonésiennes, l’Association Indonésienne de Médecine Militaire (IMMA) et le Comité International de Médecine Militaire (CIMM).

Les sujets de ce Congrès mondial étaient :
- Les aspects sanitaires du personnel des forces armées,
- L’aide humanitaire et les secours en cas de catastrophe,
- Les menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires : prise en charge médicale,
- Les maladies infectieuses nouvelles et ré-émergentes dans la population militaire,
- La médecine environnementale et préventive,
- La gestion en urgence des blessés de guerre,
- L’éducation pour la santé et à la formation militaire,
- La promotion de la santé militaire et la réadaptation.

Le Congrès a été inauguré le 18 mai par le Vice-président de la République d’Indonésie, Mr Muhammad Jusuf KALLA et la conférence inaugurale a été donnée par le Ministre de la Défense de l’Indonésie, le Général TNI (ret.) Ryamizard RYACUDU. Le Congrès a réuni 750 participants représentant 80 Etats membres et Etats observateurs du CIMM.

L’exposition médicale organisée à l’occasion du 41ème Congrès mondial de médecine militaire du CIMM, a été inaugurée par le Vice-président de la République d’Indonésie, Mr Muhammad Jusuf KALLA.

Dans 4 sessions plénières, les sujets suivants ont été abordés :
1. La fièvre hémorragique d’Ebola parmi les maladies infectieuses émergentes ou ré-émergentes et le rôle des Services de Santé militaires,
2. L’assistance humanitaire pendant les actions de maintien de la paix et lors des opérations de secours en cas de catastrophe,
3. La prise en charge médicale des risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires pour le personnel militaire,
4. La chirurgie des blessures de guerre.

En outre, 24 séances de symposiums satellites, 8 ateliers, 5 tables rondes, 7 "rencontres avec l’expert", 16 séances de présentations "libres" et 15 thèmes de présentations par poster ont été organisés.

Dans les séances scientifiques, 148 orateurs de 30 Etats membres du CIMM, ont été programmés, présentant différents sujets relatifs de la médecine militaire. Des présentations "libres" et des posters ont été présentés par 199 auteurs. Au total, 440 résumés ont été diffusés au cours du Congrès.

Le 41ème Congrès mondial de médecine militaire du CIMM a été accrédité par le Conseil européen d’accréditation pour l’éducation médicale continue (EACCME) par l’octroi de 20 crédits européens (ECMEC). Le Congrès a également été accrédité par l’Association médicale indonésienne (IDI), l’Association indonésienne de dentistes (PDGI), l’Association indonésienne d’Infirmières (PPNI) et l’Association indonésienne des pharmaciens (IAI).

Lors de la cérémonie de clôture, le vendredi 22 mai, le prix Jules Voncken récompensant le meilleur article scientifique publié dans la Revue Internationale des Services de Santé des Forces Armées (RISSFA) a été décerné au Brigadier Général Hafiz SAMMA, du Bangladesh, pour son article : "Epidémie d’hépatite aiguës virales E dans les Forces Armées du Bangladesh à Chittagong" (Vol. 86/3, pp. 12-18), et le prix William S. Bainbridge honorant la meilleure présentation de poster lors du Congrès mondial a été décerné au Colonel Riadh ALLANI pour son poster sur "Assistance humanitaire tunisienne apportée aux réfugiés kosovars : Avantage d’un élément précurseur de pré-déploiement".

En ce qui concerne la partie culturelle du Congrès, nos hôtes indonésiens ont organisé une soirée "Icebreaker", le dimanche soir, 17 mai et un dîner de gala le mardi soir, 19 mai. Le mercredi 20 mai, les participants ont pu s’inscrire à divers événements culturels.

Lors de l’Assemblée Générale qui s’est tenue à l’occasion du Congrès mondial, l’Inde a été élu comme pays organisateur du 42ème Congrès mondial de médecine militaire du CIMM.

Le CIMM est très reconnaissant au Ministre de la Défense et au Ministre des Affaires étrangères de l’Indonésie, au Chef du Service de Santé des Forces de défense indonésienne et son équipe, au Président du Comité d’organisation et son équipe, au Président du Comité scientifique et son équipe et à toutes les personnes qui ont contribué à la très grande réussite de ce 41ème Congrès mondial de Médecine Militaire du CIMM.

 

COMPTE-RENDU DU CONSEIL SCIENTIFIQUE

Le comité scientifique du congrès avait fait le choix d’organiser de sessions plénières dont les orateurs étaient des experts internationaux invités. Ces sessions étaient suivies par des symposia, ateliers, tables rondes et sessions de communications libres sur les mêmes thèmes.

L’épidémie de fièvre hémorragique Ebola de 2014 en Afrique de l’Ouest a mobilisé de nombreux acteurs parmi lesquels les forces armées des pays touchés (Guinée, Libéria, Sierra Léone) et des contingents internationaux apportant un support logistique ou médical. Ainsi certains hôpitaux de campagne et centres de traitement ont-ils été mis sur pied. Le besoin d’entraînement des équipes à ce type de mission est une des leçons les plus importantes tirées de ce déploiement.

Bien que pour les pays d’Asie, le risque de fièvre Ebola n’est pas une menace réelle, il a été rappelé qu’en revanche cette région avait été affectée par d’autres épidémies importantes comme celle due au virus Nipah, au SARS et que les différentes formes de grippe restent un souci majeur pour cette région et tout le reste du monde. Pour tous es épisodes épidémiques de maladies infectieuses, la réponse st meilleure lorsque les contre-mesures sont prises précocement. Des systèmes d’alerte comme la surveillance en temps réel sont des outils très utiles pour atteindre cet objectif.

Cette épidémie d’Ebola est venue nous rappeler que l’assistance humanitaire ne se limite pas aux secours faisant suite aux catastrophes d’origine naturelle ou humaine. Tous ces événements doivent avoir été anticipés au travers de politiques nationales, et par des programmes de préparation et d’entraînement. On a souligné que cet entraînement pouvait s’appuyer aujourd’hui sur les nouvelles techniques de communication. Mais même avec beaucoup de bonne volonté et un bon entraînement, certaines situations comme un afflux massif de réfugiés peuvent submerger les capacités des pays voisins comme c’est actuellement le cas avec la crise Syrienne. Spécialement mais pas exclusivement au Moyen Orient, le caractère asymétrique des conflits modernes crée des situations dans lesquelles le principe fondamental d’humanité n’est pas respecté. Au cours de ce congrès, une attention spéciale a été portée sur le besoin de protection des personnels de santé, de plus en plus souvent la cible d’attaques dans ce type de conflits. C’est le but du programme du CICR « Soins de santé en danger » auquel une session spéciale avait été réservée.

L’entraînement était aussi le maître mot lors de la session NRBC. Les savoir-faire et les matériels doivent être régulièrement évalués lors d’exercices de terrain les plus réalistes possibles. Ces exercices doivent aussi inclure les facteurs non médicaux comme la coordination, la capacité à diriger et la communication entre les équipes. Mais la plupart du temps, nous devons reconnaître que les équipes sont formées à la prise en charge d’un nombre limité de victimes. La situation serait totalement différente en cas d’afflux de nombreux patients. Devant une tâche aussi difficile, la coopération internationale et le partage de connaissances à partir des enseignements tirés seraient très utiles et parfaitement en accord avec les objectifs du CIMM.

Il est à l’évidence impossible d’organiser un congrès de médecine militaire sans réserver une part importante aux blessures de guerre et à leur prise en charge. Certains pays ayant participé aux récentes opérations au Moyen Orient et en Asie Centrale ont créé des centres de recherche clinique et de formation dans ce domaine. Ceci a amené ces dernières années des améliorations importantes pouvant bénéficier non seulement aux soldats blessés mais aussi à la population civile traitée dans les services d’urgence et les centres de traumatologie. Une fois encore, les enseignements tirés des conflits par la médecine militaire sont profitables à tous les citoyens.

Il serait présomptueux dans un court rapport comme celui-ci de vouloir résumer toute la diversité et la richesse d’un congrès dans lequel ont été abordés tous les aspects de la médecine militaire, navale, aérospatiale, les aspects logistiques et économiques, les problèmes éthiques, les aspects odontologiques, pharmaceutiques et vétérinaires ainsi que la part croissante de la responsabilité des infirmiers et paramédicaux sur le terrain. A côté des 4 sessions plénières décrites ci-dessus, il y a eu 24 symposia satellites, 8 ateliers, 5 tables rondes, 7 sessions « à la rencontre de l’expert » et 16 sessions de communications libres. En incluant la présentation de 105 posters 440 résumés de communications furent pris en compte.

On a remarqué une importante participation des jeunes officiers du pays hôte, ce qui est un bon signe de dynamisme. Nous espérons que l’amélioration du contenu scientifique qui a été remarquée durant ce congrès incitera d’autres pays à participer à nos futures activités.

Du 17 au 22 mai, nous étions informés des activités par la publication d'un quotidien (en anglais) :
1 - Journée du 17 mai 2015
2 - Journée du 18 mai 2015
3 - Journée du 19 mai 2015
4 - Journée du 20 mai 2015
5 - Journée du 21 mai 2015
6 - Journée du 22 mai 2015

Présentation en diaporama du 41ème Congrès Mondial de Médecine Militaire du CIMM